NPA Comité Orléans Loiret

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De DOUX à DUC, retour sur un désastre industriel de l’agroalimentaire

doux

Le président de la république inaugure le salon de l’agriculture au moment où une arnaque alimentaire majeure stupéfie les Européens (le scandale de la viande de cheval accommodée en lasagnes / hachis parmentier pur bœuf ou pure vache de réforme, le cheval de réforme roumain acheté une misère qui est revendu au prix du Charolais)…

Au moment où l’Union Européenne autorise qu’à partir du 1er juin prochain, on nourrisse à nouveau les poissons de farines animales…

Et en attendant de légaliser ces ingrédients pour le porc et la volaille, le capitalisme de l’agroalimentaire, avec la complicité des pouvoirs publics, continue à restructurer le secteur pour son plus grand profit!

Le démantèlement du groupe volailler Doux et sa reprise en partie par le groupe Duc, dans le Loiret à Amilly et Boynes éclaire sur les objectifs des capitalistes du secteur agroalimentaire et de leurs alliés, le syndicat FNSEA.

Au départ, le ministère du Redressement productif estimait, lors du dépôt d’offres de reprise du groupe volailler Doux en redressement judiciaire, que « le compte n’y est pas dans les offres », « toute solution qui séparerait les actifs des sites n’est pas envisageable ».

Deux mois après, on recule sur toutes les exigences, le groupe est démantelé, ce sont 680 CDI et 64 CDD qui sont repris, tandis que 55 personnes bénéficient d’un transfert d’emplois et 60 d’un reclassement. Sur un total de 1700 emplois, 1000 sont donc  perdus et viendront grossir l’armée des chômeurs.

A Boynes, sur 172 salariés, 96 sont conservés. Tous les salariés sous statut de la COTOREP (ayant un handicap), une partie des salariés étrangers, et la majorité des salariés syndiqués (46 sur 58 syndiqués de la CFDT) sont envoyés à Pôle Emploi! Cela ressemble à l’exécution d’une liste noire, le tout avec l’accord de l’inspection du travail et des pouvoirs publics.Ces salariés ont été rejoindre les chômeurs de Pithiviers, zone du Loiret sinistrée, qui croule sous les annonces incessantes de plan de licenciements, de fermeture d’entreprises.

Au nom de la sauvegarde du site industriel, toutes les institutions politiques, état, région, conseil général, inspection du travail, syndicat agricole ont favorisé les souhaits des capitalistes, au détriment des salariés et de l’emploi.

Depuis le rachat et le départ de 85 personnes, les conditions de travail se sont naturellement détériorées, cadences infernales, surcharge de travail. C’est la flexibilité totale, on sait à quelle heure on commence, mais pas celle à laquelle on finit et  il n’est pas question d’heures supplémentaires. Ce à quoi s’ajoute le non-remplacement pendant les congés ou les arrêts maladie.

Si tout va très mal pour les salariés, les patrons sont très choyés! La Commission européenne va diminuer de moitié seulement les subventions versées à Doux pour l’aider à l’exportation. L’an dernier, elles avaient été de 55 millions d’euros, elles devraient donc encore se monter à plusieurs dizaines de millions et le gouvernement va voler au secours de Doux, lui promettant de le faire bénéficier du « crédit d’impôt compétitivité et emploi » (CICE).

Un crédit d’impôt présenté comme une solution pour protéger les emplois… accordé à une entreprise qui a supprimé un millier d’emplois il y a quelques mois !

Le groupe Duc, après avoir obtenu la destruction du droit du travail, va crouler sous les subventions de la région, du conseil général!

Mais gare à la révolte, car les salariés ne pourront pas travailler bien longtemps face à de telles injustices. C’est aux cris de « Halte aux cadences infernales! », qu’une partie du personnel s’est retrouvée devant les portes de l’usine de Duc à Boynes pour dénoncer les conditions de travail.

Dès 4 heures du matin, ils ont monté un piquet de grève. En cause les conditions de travail qui se dégradent: pour les salariés grévistes, les « cadences infernales » et la « surcharge de travail », pour les patrons les subventions.

En clair, cette première lutte encourageante pour l’avenir, doit montrer au patron de Duc, ainsi qu’à tous ceux de l’agroalimentaire et aux élus que « nos vies valent plus que leurs profits! ».

Un commentaire sur “De DOUX à DUC, retour sur un désastre industriel de l’agroalimentaire

  1. ferez
    3 mars 2013

    bravo pour l’article
    car il y a une casse sociale a boynes incroyable et bravo a la nouvelle délégué syndicale

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