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Fichage et délation institutionnelle: Ça s’accélère !

Le texte imposant aux employeurs de donner informatiquement aux officines ordinales les coordonnées de leurs salarié-es pour inscription de force aux Ordres professionnels a été publié le 12 juillet 2018. En pleine euphorie footballistique et dans l’indifférence générale les coups continuent de pleuvoir. La Ministre de la santé continue sa démolition de la représentation des salarié-es de la santé. En proie à la violence machiste de l’équipe gouvernementale elle serre les dents, encaisse, pleure mais exécute, fidèle petit soldat de la machine libérale En Marche.

 

Cette survivance de l’Etat Français collaborationniste avec l’Allemagne nazie revient au goût du jour. Pas très étonnant dans cette Europe en proie avec les démons de son passé nationaliste et fasciste.

Mais à quoi bon raviver ces officines ordinales, véritables parasites vivants sur le dos des salarié-es (à travers une cotisation forcée) ? Pourquoi tous ces gouvernements “libéraux » successifs portent-ils ce projet ?

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La ténacité de l’ensemble des ministres de la santé de droite, de gôche et d’extrême centre, c’est à dire de droite, n’est pas un hasard. L’enjeu est d’importance.

En catimini ce gouvernement si libéral avec le patronat, la grande finance et la Bourse verrouille et musèle les professions paramédicales en instituant des Ordres professionnels rejetés et haïs par l’immense majorité des professionnels.

 

Ces grandes manoeuvres liberticides annoncent l’offensive générale contre la santé publique, l’accès aux soins et la prise en charge sociale de la population. Pour réussir cette casse totale de la sécurité sociale et de notre système de santé le patronat et son gouvernement ont besoin de tuer dans l’oeuf toute velléité de résistance des acteurs de santé.

Cette mise en place des Ordres se construit en parallèle à la destruction programmée des syndicats ouvriers. La réforme des instances de la Fonction Publique ne vise qu’à une chose, diminuer la représentation du personnel en nombre et limiter les temps de décharges d’activité afin de les réduire au silence.

 

Les précédents gouvernements n’écoutaient plus depuis belle lurette les représentant-es des salarié-es, aujourd’hui l’objectif est de tout faire pour qu’on ne les entendent même plus.

Comme Pétain et sa base de collabos, Macron et le gouvernement actuel rêvent d’une société où les organisations ouvrières auront été éliminées au profit d’organisations inter-classistes dociles regroupant patrons et salarié-es pour le plus grand bien des entreprises et surtout le plus grand profit de leurs actionnaires.

 

Le Maréchal pensait réussir sa « révolution nationale » avec l’aide de l’Allemagne nazie, Macron lui profite de la décomposition de la gauche gouvernementale et de ses trahisons ainsi que de la division syndicale. Mais ce retour en arrière dans notre histoire sociale contemporaine ne vise pas que la représentation des organisations syndicales ouvrières. C’est tout le programme social de la résistance qui est rayé de la carte.

Les compromissions du patronat français avec l’occupant et l’économie nationale-socialiste sont maintenant loin dans la mémoire des salarié-es. C’est Sarkosy le premier qui avait osé s’attaquer au passé social de la victoire contre le nazisme et la barbarie tout en se pavanant lors de commémorations à la gloire de la résistance pour ne pas trop ternir son image de grand révisionniste social. Hollande et Macron continuent sur le même chemin. C’est la ministre socialiste de la santé qui a relancé les Ordres professionnels lors du mandat présidentiel précédent. La ministre actuel ne fait que valider le travail engagé.

liberticide

L’unique objectif est de conforter jusqu’à l’extrême le profit des actionnaires. Ce n’est pas un hasard total si ce gouvernement n’apparait que comme le gouvernement des riches. Se construire une telle image en quelques mois auprès de l’opinion et des médias qui l’avait tant soutenu lors de la campagne des présidentielles est vraiment révélateur de sa servilité aux intérêts du CAC 40. Et les gesticulations présidentielles lors du Mondial de foot n’y changeront rien. Cette tique restera accrochée à sa peau jusqu’à ce qu’il en crève (politiquement). Et le plus tôt sera le mieux.

 

Alors payer pour travailler, c’est non. Payer pour engraisser des parasites c’est non. Payer pour voir disparaitre la représentation syndicale libre, indépendante et choisie c’est non. Mille fois non !

 

Les cartes sont dans les mains des salarié-es de la santé. C’est eux, c’est elles, qui par le refus de ce fichage pourront faire échec à cette entreprise de délation organisée au mépris des règles de la CNIL. Mobilisation !

 

 

PS : curieusement ce gouvernement qui porte avec tant d’énergie les Ordres paramédicaux s’en prend à l’Ordre des médecins sans doute jugé peu fiable et résistant un peu trop à ses projets ultra libéraux. Un projet de transfert vers l’assurance maladie du contrôle étroit des professions médicales est en réflexion très avancée. Et qui de plus efficace que l’assurance maladie pour limiter les prescriptions et autres arrêts de travail ? La liberté de prescrire et la relation singulière patient-e / médecin ne seront bientôt plus qu’un souvenir ?

Jean Delhosto

Decret de promulgation de l’ordre :

Le 17 juillet 2018 buzyn-1

 

 

 

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Cette entrée a été publiée le 18 juillet 2018 par dans anticapitalisme, GOUVERNEMENT, HÔPITAL, REACTION.