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Le spectre d’une loi spéciale plane sur les facteurs de Postes Canada

Le compte à rebours est commencé pour les facteurs de Postes Canada qui tiennent des grèves tournantes depuis maintenant cinq semaines de suite. Ils n’ont plus que quelques heures pour parvenir à une entente négociée avec leur employeur sans quoi la ministre du Travail, Patricia Hajdu, déposera un projet de Loi spéciale pour forcer leur retour au travail.

La ministre a déposé un avis de dépôt de Loi spéciale hier après-midi, ce qui laisse généralement 48 heures aux partis pour s’entendre. Les syndiqués auraient ainsi jusqu’à jeudi midi pour éviter un retour au travail forcé.

« Les deux partis doivent travailler très fort pour [parvenir] à une entente et s’ils n’y parviennent pas, nous devrons prendre les autres [moyens à notre disposition] pour restaurer le service aux Canadiens », a déclaré la ministre Hajdu ce matin à Ottawa.

Le gouvernement a reconduit, hier, le mandat du médiateur spécial – l’ancien président de la Commission des relations de travail de l’Ontario, Morton Mitchnick – dans le dossier.

La patience du gouvernement s’effrite toutefois comme en témoigne la déclaration faite hier par la ministre Hajdu : « [malgré tous les efforts] des progrès limités ont été réalisés et nous avons épuisé toutes nos options ».

Bien que soulignant sa préférence pour un règlement négocié, le député conservateur Alain Reyes a laissé entendre que son parti était prêt à appuyer le gouvernement s’il décidait d’emprunter la voie de la Loi spéciale. « Si, ultimement, c’est la décision du gouvernement d’aller vers une loi spéciale, on va regarder ce qui va être mis en place et on va prendre une décision par la suite », a-t-il déclaré au cours d’un impromptu de presse.

« L’important, c’est que le service soit rétabli le plus rapidement possible afin que les gens puissent recevoir leur courrier », a ajouté M. Reyes.

Grèves tournantes

Les 42 000 facteurs urbains et 8000 facteurs ruraux et suburbains tiennent des grèves tournantes à travers le Canada pour une cinquième semaine de suite.

Postes Canada a proposé une trêve à ses employés pour la période des Fêtes. La société aurait voulu interrompre les négociations et les moyens de pression jusqu’au 31 janvier prochain.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) a toutefois rejeté la demande de l’employeur dans les heures suivantes.

Le STTP a avancé, hier soir, que la menace d’une loi spéciale pourrait miner les chances de parvenir à une entente négociée.

« La négociation collective libre est un droit garanti par la Charte dans notre pays, et nous avons un gouvernement qui prétend y croire, mais cela ne signifie apparemment que lorsque cela lui convient », a déploré le président national du STTP, Mike Palecek.

Le syndicat demeure à la table de négociations en espérant que le retour du médiateur spécial profitera aux échanges, a-t-il affirmé. « Mais, nous sommes sérieusement préoccupés, a-t-il ajouté. Postes Canada n’a qu’une seule carte, soit celle de refuser de négocier et d’attendre qu’une loi soit adoptée. »

 

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Cette entrée a été publiée le 21 novembre 2018 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, CANADA, LA POSTE, services publics, syndicats.