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Les migrants de la dalle Saint-Paul, à Orléans, n’ont toujours pas trouvé d’asile

Une décision de justice, fin novembre, a ordonné l’expulsion des demandeurs d’asile de la dalle Saint-Paul dans le quartier des Carmes, à Orléans. Seulement, aucun hébergement d’urgence n’est susceptible de les accueillir. Une situation inextricable.

Des matelas alignés, des couvertures pliées, des tentes déployées sous le porche de la dalle Saint-Paul. Les jours défilent, les semaines s’étirent, le camp occupé par les demandeurs d’asile, principalement guinéens, demeure. « Nous sommes encore une quinzaine« , estime Mamadou. « On craint que la police ne vienne nous faire déguerpir… »
La décision du tribunal de grande instance rendue le 23 novembre dernier n’a pas échappé au jeune homme. L’évacuation de l’îlot Saint-Paul a été ordonnée. Sa trentaine d’occupants avait jusqu’au 27 novembre pour le quitter. Pour aller où ?

« À 8 heures, nous appelons le 115 pour savoir s’il y a une place le soir même. Il m’est arrivé de pouvoir passer une nuit au Relais orléanais mais à 6 heures, on doit en partir… »

Parce que la question cherche toujours sa réponse, les migrants ne peuvent pas construire leur avenir ailleurs. « Tous les hébergements d’urgence sont complets », regrette Mamadou. « À 8 heures, nous appelons le 115 pour savoir s’il y a une place le soir même. Il m’est arrivé de pouvoir passer une nuit au Relais orléanais mais à 6 heures, on doit en partir… »

« Les couvertures sont humides »

S’engage, alors, une journée interminable. « On prend le petit-déjeuner au Secours catholique. Pour manger, les Restos du cœur et la Croix-Rouge nous aident. » Entre ces deux repas, l’ennui ronge ces demandeurs d’asile ; la nuit, elle, n’est que souffrance. « Il fait froid, il pleut. Les couvertures sont humides, c’est une galère. »

Que  cette immense détresse perdure est inadmissible aux yeux d’Annick Berneau.

« Ces hommes et la jeune femme avec eux qui dorment là ne comprennent pas, relaye la présidente de l’association Au cœur de la rue. Qu’on ne leur tende pas la main. Que leur quotidien ne s’améliore pas d’un pouce ; ne serait-ce que d’un coup de pouce… »
Annick Berneau est non seulement outrée, mais elle est également inquiète pour les déboutés du droit d’asile et les “Dublinés”. « Ils risquent de se retrouver en centre de rétention. C’est leur peur énorme », souffle-t-elle.
Pourtant, au fond des yeux de Mamadou, les étoiles de l’espoir continuent de scintiller. « On y croit toujours. On souhaite qu’un jour, quelqu’un vienne nous dire qu’un hébergement nous a été trouvé… »

Combien de places ? Dans l’agglomération orléanaise,
877 places d’hébergement d’urgence ont été recensées par la préfecture. Il y en a 1.058 à l’échelle du Loiret.

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Cette entrée a été publiée le 11 décembre 2018 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, ASILE, FRANCE, Immigrés, SANS PAPIERS.