NPA Comité Orléans Loiret

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TUER POUR FAIRE PEUR ? Mérite-t-on la mort pour une poubelle en feu ?

Le mouvement des lycéens ne cesse de s’étendre à travers tout le pays. La contestation de la réforme “Parcours-sup” de Blanquer et Macron a démarré à distance de son application. Mais le bilan de cette première année d’entrée en vigueur a été tiré par les lycéens et leurs parents.

L’obligation de suivre des études décidées et imposées par l’administration rectorale et par les facs, sans que les futurs étudiants ne puissent choisir en toute liberté leur cursus, ne passe vraiment pas. Au nom d’une soi disante lutte contre le chômage de masse (savamment entretenu par le patronat pour peser sur les salaires et les conditions de travail) cette adaptation pure et dure du système éducatif aux besoins en main d’oeuvre des entreprises peut ruiner la vie d’un jeune, orienté de force vers une filière qui ne l’intéresse pas. Les critères utilisés par les serveurs informatiques qui trient les lycéens comme des lentilles sont secrets et la preuve est établie maintenant que les origines sociales et géographiques des futurs étudiants est déterminante pour leur “orientation”.

L’annonce récente de l’augmentation de 1000 % des frais d’inscription des étudiants non européens a rajouté de l’huile sur le feu. L’ensemble de ces mesures puent le racisme d’Etat et la volonté d’empêcher les classes les plus pauvres du pays d’accéder aux études supérieures. L’élitisme mercantile de ce gouvernement n’a décidément pas de limite.

On ne peut que comprendre la jeunesse qui s’oppose à cette ségrégation sociale et raciale.

Dès le début de la contestation de ces réformes, la réponse des pouvoirs publics a été un déchainement de violence. Redoutant la convergence des luttes de la jeunesse et de celles de leurs parents avec leurs gilets jaunes, le pouvoir a lâché sa police sans ménagement. Matraquages, lacrymogènes, tirs à balles de caoutchouc, tout l’arsenal des forces de répression a été utilisé d’emblée. Orléans a connu une explosion de violences historique comme on en avait jamais vue même en 1968.

Le comportement des policiers, lâchés en meute contre nos enfants a totalement dégénéré jusqu’au tir en pleine tête d’une balle de Flash-ball sur un lycéen devant le lycée Jacques Monod.

Le jeune Oumar a failli perdre la vie. Blessé grièvement au front, victime d’une embarrure de l’os frontal, il ne doit sa survie qu’à la chance. Ce coup aurait pu être mortel car pour briser un os frontal, le plus résistant de la boite crânienne, le choc a été d’une très grande violence. On imagine que le cerveau a lui aussi subit un traumatisme important qui aura des conséquences sur la vie future de ce jeune lycéen.

Alors le risque de tuer un de nos enfants, qui en plus était plutôt spectateur des évènements d’après les témoignages des lycéens présents, était-il indispensable à ce maintien de l’ordre capitaliste ?

Soit le policier a agit par perte de sang froid et il faut d’urgence le mettre au ménage au commissariat à l’abri de la vraie vie, mais surtout par respect des ordres donnés et là la responsabilité des donneurs d’ ordres iniques doivent être exposée au public et les responsables poursuivis en justice. Il faut interdire l’usage d’armes de guerre, comme les grenades assourdissantes ou ces flashballs qui tuent ou blessent à chaque coup !

Une seule certitude, les jeunes, eux, sont déjà passés en justice et condamnés, le policier quant à lui fait l’objet d’une enquête qui aboutira comme chaque fois à la remise d’une décoration et au passage d’un échelon pour sa carrière. On l’a vu à Sivens avec la mort de Rémi Fraisse, tuer un manifestant fait partie de la routine du métier.

Il est urgent que la police et la gendarmerie ne puissent plus utiliser des armes létales contre des manifestants.

Flash-ball, grenades diverses autant d’armes qui ont tué, qui tuent et qui vont tuer. Il y a déjà eu 4 morts depuis le début de la crise ouverte par les gilets jaunes, aucun policier par ailleurs et c’est tant mieux.

Mais lâcher des policiers sur des choix des cibles à atteindre qu’ils visent plus en fonction de la couleur de la peau que du comportement, est vraiment criminel.

Pourtant la Rectrice de l’Académie n’a pas un mot pour l’attitude et la violence de la police, pour le lycéen grièvement blessé; au contraire c’est l’activation de la cellule de crise avec prise de photos par les proviseurs et leurs adjoints des manifestants !

« Je condamne fermement les violences extrêmes et inédites, de la part de casseurs et de provocateurs, qui se sont déroulées aux abords des établissements. Nous avons activé la cellule de crise que nous avons imaginée en cas d’attentat. C’est un moment éprouvant », a déclaré Katia Béguin. « Nous avons décidé de ne pas fermer d’établissement afin de montrer que nous ne baissons pas les bras… J’en appelle à la raison. »

Pas non plus de condamnation de la part de la FCPE…..du côtés de la Police et le jeune Oumar ?

La Fédération du Loiret de la FCPE,  “comprend l’inquiétude des lycéens, réelle ou reposant sur un ressenti en réaction à un déferlement de réformes et de mesures, elle condamne toute forme de violence ou faits de dégradation qui ne correspondent pas aux valeurs qu’elle défend : bien-être des élèves, climat scolaire apaisé dans les établissements, lutte contre toute forme de violence et de harcèlement. Manifester est un droit garanti par notre démocratie, mais ce droit n’autorise pas les débordements de violence qui se généralisent et se banalisent depuis le début de la semaine (allant jusqu’à l’hospitalisation d’un élève), le mouvement contestataire étant également alimenté par des adultes dont le comportement est condamnable.

Nous rappelons également aux lycéens qu’ils se sont organisés de façon structurée via leurs organisations de représentation. S’il y a des inquiétudes ou des besoins d’information, nous les invitons à utiliser ces lieux de discussions démocratiques afin de faire remonter auprès des services académiques et au-delà leurs interrogations.

Nous continuerons toujours à privilégier le dialogue entre les différents partenaires éducatifs et prônons le retour au calme.”

 

 

Nous apportons tout notre soutien à Oumar et sa famille et nous appelons les lycéens et lycéennes à amplifier le mouvement de contestation contre Parcours-sup et les réformes à venir des études secondaires. La convergence avec la lutte des gilets jaunes et avec l’ensemble du monde du travail doit permettre enfin de balayer ce gouvernement, ce président jupitérien et son assemblée de godillots.

Grève générale !

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Cette entrée a été publiée le 11 décembre 2018 par dans Actualités des luttes, anticapitalisme, DEMOCRATIE, ENSEIGNEMENT, FRANCE, JEUNES, LYCEENS-NES.