NPA Comité Orléans Loiret

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Mobilisation de soutien aux Jeunes Majeurs IsoléEs du 05 septembre 2019.

A tous les soutiens,

Nous remercions toutes celles et tous ceux qui ont pu rejoindre les Jeunes Isolés Etrangers pour les soutenir au Rassemblement soutenant la délégation reçue en préfecture.

Nous remercions aussi l’association « la main tendue » pour  sa  participation au Repas solidaire en apportant de la soupe et le surplus d’une boulangerie.

Ci dessous et ci joint le  Compte-rendu de la rencontre avec M. PIERRAT: Secrétaire général de la préfecture,  et Mme GONZALEZ, Directrice des sécurités.

En présence de 3 jeunes (Aboubacar, Elhadj, Moussa et de 2 membres du COJIE (Chantal et Nelly)

Les jeunes se sont déjà exprimés à propos de l’ insécurité qu’ils vivent concernant leur avenir,  leur hébergement, la fin de toute prise en charge pour la nourriture, les fournitures scolaires, les titres de transport.

Ils ont évoqué leurs situations personnelles et celles de leurs camarades : obtention d’un premier diplôme et difficulté de trouver du travail avec des APS ou titres étudiant. Ils ont évoqué le manque  de place en lycée pour continuer une scolarité et  des difficultés  pour payer les cartes délivrées par la préfecture (369 €)…d’autant qu’il leur avait été dit que le “pécule” perçu en tant que mineur avait été diminué (de 250 à 110 euros) pour aider à financer les titres.

 

 

Le COJIE a rappelé les engagements du préfet et relisté les revendications :

  • – Réintroduction de l’APJM (aide pour les jeunes majeurs),
  • – Titres de séjour “Vie privée et Familiale”  ou “Salarié” et non “étudiant”
  • – Mise en place d’un accompagnement éducatif et social jusqu’à une sortie en autonomie (séjour, travail, logement…).
  • -Attribution d’une aide financière pour le paiement des taxes liées au titre de séjour.
  • -Régularisation des jeunes majeur·e·s qui sont frappé·e·s depuis plusieurs années par des refus de titre de séjour.
  • -Pour les plus anciens toujours sous statut « étudiant » : changement pour un titre « salarié »
  • -Que l’hébergement des un·e·s ne résulte pas d’une mise à la rue des autres.

 

Le secrétaire général s’est borné à rappeler “ses règles “ :

  • Les majeurs doivent sortir des hôtels parce qu’ils sont réservés pour les mineurs. Par souci d’humanité, l’état a fait des efforts en ayant stoppé la mise à la rue le 31 août,
  • La préfecture travaille sur la mise en place de dispositifs pour remplacer l’hébergement en hôtels avec le recrutement de 4 travailleurs sociaux pour la gestion des démarches administratives.
  • La préfecture a fait preuve d’une grande mansuétude en donnant des titres de séjour à tous les jeunes et qu’une seule règle prévaut : le cas par cas. A partir du moment où un jeune est au lycée, il ne peut obtenir qu’un titre étudiant.
  • Rappel d’un principe constitutionnel : la préfecture ne peut influencer les décisions du conseil départemental et que les jeunes doivent se débrouiller avec les associations d’aide d’urgence pour subvenir à leurs besoins quand ils n’ont plus droit à l’AJIL.

 

Cet entretien a été ponctué sans arrêt de phrases assassines et culpabilisantes du style au sujet des repas : “vous demandez à être mieux traités que les français” ; des titres de séjour : ”les français se payent eux-mêmes leur passeport et leur visa…”.

A notre interpellation Madame Gonzalez nous a indiqué avoir interrogé le Conseil Départemental et qu’il estimait participer au financement des titres de séjour par l’octroi des “pécules” sur lesquels les Mineurs Isolés Etrangers pouvaient  économiser  en prévision de leur future demande de titre. Rien n’a été répondu quant aux explications et justifications données par Madame Neyret aux jeunes, pour justifier la baisse de “pécule”.

Il leur a été dit qu’ils devaient faire preuve de bonne volonté, d’adaptation (“gentils, ponctuels, pas fainéants…”) pour fournir de la main d’oeuvre aux entreprises du bâtiment et de l’agriculture qui manquent de bras. Et que globalement, c’est à cette condition qu’il concéderait à réétudier le titre de séjour de ceux qui contribueraient au développement économique de la région !

L’entrevue  s’est terminée sur un refus catégorique à apporter une réponse collective aux jeunes concernant les différents dispositifs qui devraient se mettre en place pour l’hébergement. Aucun calendrier n’a été donné. De plus, toutes les problématiques quotidiennes (la nourriture, le transport …) sont renvoyées aux associations de l’aide d’urgence, au prétexte que l’état les subventionne pour faire ce boulot !

Nelly et Chantal pour RESF et le COJIE 45

 

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