NPA Loiret

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LA RÉVOLTE GRONDE A MARSEILLE ET LE BRAS DE FER COMMENCE !

« Punition », « quasi-reconfinement » : vent de révolte à Marseille après les nouvelles mesures choc contre le Covid, alors qu’ailleurs en France trains, bus et métros circulent bondés, sans distanciation, pour le plus grand profit du patronat ! Le pouvoir apparaît, une fois de plus, désorienté mais toujours au service du capital !


Restaurateurs et bars de Marseille et la région (21 000 établissements et 67 000 salariés pour la région) se sont rassemblés avec également des représentants de syndicats de salariés devant la Chambre de Commerce pour exiger que Veran renonce à sa décision de fermer bars, restaurants et salles de sports. Veran a juste reculé la date de fermeture d’un jour mais est resté inflexible. Les patrons ont alors annoncé qu’ils ouvriraient malgré l’interdiction et on voit des annonces sur internet, tel resto ou bar reste ouvert. De son côté, la 2e adjointe de la mairie a annoncé que la police municipale n’interviendrait pas pour verbaliser les établissements ouverts. Dans la foulée les manifestants ont rejoint la CGT – ce qui n’est pas loin d’être une première – qui manifestait pour sa part devant l’hôpital marseillais de la Timone où se rendait aussi Veran et où Guillaume Algrain délégué syndical CGT des hôpitaux sud a déclaré « Au lieu de fermer les bars et les restaurants, ils devraient ouvrir des lits dans les hôpitaux !  » ce qui a fait dire à des patrons, « pour une fois on est d’accord avec la CGT ». Par ailleurs les chauffeurs de taxi marseillais annonçaient une manifestation en début de soirée en soutien aux restaurateurs comme pour eux-mêmes estimant que leur profession allait être impactée par la fermeture des bars et restaurants.
Le bras de fer commence ! »

Mesures anti-Covid à Marseille : « Désobéir, y a que comme ça qu’on peut s’en sortir…»

Des restaurateurs, patrons de boîtes de nuit et cafetiers sont venus manifester ce vendredi devant le tribunal de commerce leur mécontentement après la décision de fermer l’ensemble des restaurants et bars de la métropole Aix-Marseille. 

Alors que deux ministres étaient dans la ville ce vendredi pour justifier les mesures anti-Covid, la colère des professionnels de la restauration domine. Mesures anti-Covid à Marseille : «Désobéir, y a que comme ça qu’on peut s’en sortir…»

«C’est de ce jour que part la révolte marseillaise !» Bernard Marty a crié fort dans le porte-voix. Face au président de l’Umih (syndicat de l’hôtellerie-restauration), des centaines de professionnels s’étaient rassemblés ce vendredi matin devant le tribunal de commerce de Marseille. Des cafetiers et des restaurateurs venus de toute la métropole, mais aussi les fournisseurs, les travailleurs du secteur événementiel, les gérants de boîte de nuit… Tous vent debout, syndicats patronaux compris, contre le durcissement des mesures annoncées mercredi par le ministre de la Santé, Olivier Véran, notamment la fermeture dès ce samedi des bars et restaurants du territoire pour cause de covid galopant. La veille, les élus locaux étaient montés au créneau pour dénoncer une mesure «incompréhensible», un «affront» fait à Marseille au moment où les efforts déjà consentis ont permis d’infléchir les courbes de l’épidémie.

Quinze millions d’euros de trésorerie pour les hôpitaux de Marseille. Un week-end de sursis et une durée de fermeture réduite à sept jours pour les restaurants et les cafés de la métropole. Une promesse de transparence totale sur les chiffres quotidiens de l’épidémie avec les élus locaux. Le ministre de la santé, Olivier Véran, a quitté Marseille, vendredi 25 septembre en début de soirée, en ayant en partie déminé un terrain qui menaçait d’exploser sous ses pas.

Envoyé par le premier ministre, Jean Castex, pour aller éteindre un incendie qu’il avait lui-même allumé en annonçant, sans véritable concertation, le passage de la deuxième ville de France et de sa métropole en « zone d’alerte maximale », Olivier Véran s’est acquitté de sa mission sans être trop chahuté. Il a cédé sur quelques aménagements de forme sans abandonner l’essentiel des décisions du gouvernement. Et fait légitimer ses choix par les chiffres et les témoignages d’un aréopage de spécialistes médicaux lors d’une visite de l’hôpital de la Timone

« On n’a pas obtenu grand-chose », reconnaissait, lucide, Maryse Joissains, la maire (Les Républicains, LR) d’Aix-en-Provence, en sortant du « moment républicain » tenu à partir de 16 heures entre élus et ministre à la préfecture des Bouches-du-Rhône. « Il a été inflexible. La décision était prise, on ne la change pas », constatait le député (LR) Guy Teissier. « Il y a eu des avancées significatives, tentait, lui, de convaincre, dans un mistral frisquet, le président (LR) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier. La fermeture ne sera effective que dimanche soir et pour une semaine seulement. Dans sept jours, nous nous reverrons pour analyser les chiffres et savoir si nous pouvons lever la mesure. »

Nouvelles mesures contestées en France, restrictions à Madrid, annulation du carnaval de Rio… une semaine d’actu sur le Covid-19

 Bilan. La pandémie a fait au moins 993 438 morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles samedi à la mi-journée. Plus de 32 millions de cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués, dont au moins 22 millions sont aujourd’hui considérés comme guéris. La France a enregistré 15 797 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures, confirmant la forte tendance à la hausse après le record de la veille (16 096 cas), selon les données publiées vendredi soir par Santé Publique France. 

En France

Nouvelles mesures. Une nouvelle cartographie de l’épidémie est désormais en vigueur. La métropole d’Aix-Marseille et la Guadeloupe ont été placées en «zone d’alerte maximale» à cause de la circulation préoccupante du Covid-19, et les bars et restaurants vont y être fermés, a annoncé mercredi le ministre de la Santé, Olivier Véran. Un sursis de 24 heures a été accordé à Marseille où la mesure, très contestée, entrera en vigueur ce dimanche. Paris et plusieurs autres grandes villes (Lille, Toulouse, Rennes…) ont été classées en «zone d’alerte renforcée» : les rassemblements y sont depuis ce samedi limités à dix personnes dans l’espace public et les bars doivent fermer à 22 heures maximum à partir de lundi. Les fêtes notamment étudiantes seront également interdites, et les salles de sport fermées. La limite des rassemblements est également abaissée de 5 000 à 1 000 personnes. 

Education. Quelque 1 152 classes et 19 structures scolaires étaient fermées vendredi en raison de cas de coronavirus. Des chiffres en baisse par rapport à la semaine dernière, durant laquelle un nouveau protocole allégé, fondé sur un avis du Haut conseil pour la santé publique, a été mis en place dans les établissements scolaires, avec l’objectif de limiter les fermetures. Il y a quelques jours, les derniers chiffres officiels faisaient état d’environ 2 000 classes et 90 établissements fermées.

Tests. La Haute autorité de santé (HAS) a donné vendredi son feu vert à un troisième type de tests, les tests antigéniques, pour diagnostiquer le Covid-19 chez les personnes qui ont des symptômes, avec l’espoir de «désengorger» les laboratoires. La HAS avait déjà approuvé, il y a une semaine, les tests salivaires pour les personnes avec symptômes. Par ailleurs, le principal test, dit RT-PCR, pourra désormais être réalisé après un prélèvement dans la gorge, et non plus uniquement dans le nez, pour les personnes sans symptôme. Notre article sur les techniques de détection.

AP-HP. En Ile-de-France, pour faire face à la remontée des entrées en réanimation, la direction de l’AP-HP va commencer ce week-end à déprogrammer les opérations des patients non-Covid. 

Don du sang. Le Covid-19 a aussi un impact sur les réserves de sang : elles continuent de baisser, à tel point que l’Etablissement français du sang (EFS) a alerté sur la situation «extrêmement inquiétante», tout en appelant à donner son sang d’urgence. «Nous délivrons plus que ce que nous collectons et les réserves baissent», déplore l’EFS, ajoutant qu’il s’agit d’un «niveau jamais atteint depuis dix ans».

Grippe. Inquiets des conséquences d’un télescopage entre une possible deuxième vague Covid et l’arrivée prochaine de la grippe saisonnière, 75 élus pressent la population de recourir massivement au vaccin antigrippal.

Ailleurs dans le monde

OMS. Deux millions de morts du Covid-19, soit le double de ceux tués jusqu’à présent par le nouveau coronavirus, est un chiffre «très probable» si tout n’est pas fait pour combattre la pandémie, selon le directeur des Situations d’urgence de l’OMS, Michael Ryan. Selon les statistiques de l’organisation présentées mardi, un record de deux millions de cas de Covid-19 a également été recensé la semaine précédente. Le nombre de décès a cependant diminué de 10%.

Vaccins. Plus de 60 pays riches, mais pas la Chine ni les Etats-Unis, ont adhéré au dispositif mis en place par l’OMS pour faciliter l’accès des pays pauvres au vaccin contre le coronavirus. De son côté, Donald Trump, qui en fait un vrai enjeu de campagne, a promis que le vaccin serait disponible pour tous les Américains d’ici avril 2021. Selon lui, deux essais cliniques américains pourraient même donner des résultats dès octobre, auquel cas des doses commenceraient immédiatement à être distribuées à des populations prioritaires.

Etats-Unis. Aux Etats-Unis, le pays le plus lourdement touché de la planète, l’épidémie stagne, mais à un niveau élevé, et le nombre des contaminations a dépassé vendredi les 7 millions. Plus de 203 500 personnes sont mortes du Covid aux Etats-Unis depuis février, selon le comptage de l’université américaine Johns Hopkins, qui fait autorité. Malgré tout, la Floride, l’un des Etats américains les plus peuplés, a levé vendredi les restrictions imposées aux bars et restaurants, ainsi que les amendes liées au Covid-19. 

Espagne. La région de Madrid, épicentre de la pandémie en Espagne, s’apprête à étendre à de nouvelles zones les restrictions déjà en place. A partir de lundi, environ 167 000 habitants supplémentaires ne pourront sortir de leur quartier que pour des raisons précises : aller travailler, se rendre chez le médecin ou emmener leurs enfants à l’école. Au total, un peu plus d’un million de personnes, sur un total de 6,6 millions, sont maintenant soumises dans cette région à ces restrictions, qui dans la capitale touche particulièrement les quartiers les moins favorisés. 

Annulations. Autour du carnaval de Rio de faire partie des événements victimes de la pandémie de coronavirus : son édition 2021, qui devait se tenir en février prochain, a été reportée sine die. Une première depuis 1944 : la cérémonie physique de remise des prix Nobel du 10 décembre à Stockholm est également annulée à cause de la crise sanitaire. Une cérémonie télévisée est néanmoins prévue, en l’absence des lauréats qui recevront leurs prix à distance.

JO. Le nouveau Premier ministre japonais Yoshihide Sugaa affirmé sa volonté d’accueillir les Jeux Olympiques en 2021 alors la pandémie continue de progresser : «L’été de l’année prochaine, le Japon est déterminé à accueillir les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo, comme preuve de la victoire de l’humanité sur la pandémie», a-t-il déclaré devant l’Assemblée générale virtuelle des Nations Unies.

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Cette entrée a été publiée le 26 septembre 2020 par dans CRISE ECONOMIQUE, CRISE SANITAIRE, CRISE SOCIALE, EPIDEMIE/PENDEMIE, ETAT POLICIER, FRANCE.