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L’entreprise Duralex, à La Chapelle-Saint-Mesmin, en redressement judiciaire !

Que va faire le pouvoir, depuis toujours au service des capitalistes, pour répondre aux suppliques du Président de la Région Centre Val de Loire ? Exproprier les patrons et actionnaires pour nationaliser cette entreprise, sans indemnité ni rachat ? Maintenir l’emploi pour continuer à produire une marchandise ni polluante ni impactable par le Covid 19 ? Nous attendons, aux côtés des salariéEs des mesures radicales pour sauver l’usine et les emplois ! SOLIDARITÉ AVEC LES SALARIÉES DE St GOBAIN !

L’entreprise ne sera pas acquise aussi vite que prévu. Souffrant des conséquences de la pandémie et de « l’incident industriel » de 2017, elle a demandé son placement en redressement judiciaire.

La société Duralex pensait être sortie d’affaire, et ses 248 salariés avec. Antoine Ioannidès, le PDG, prévoyait, en juin, une acquisition par un industriel parisien. Visiblement, la situation s’est, depuis, dégradée et la verrerie de La Chapelle-Saint-Mesmin vient d’annoncer, ce jeudi 24 septembre, son placement en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce d’Orléans.

Frédéric Morin Payé, le directeur commercial et marketing, voit cette procédure comme une « chance » de se donner du temps, afin de renégocier ses dettes avec ses fournisseurs, et de retrouver de la trésorerie. Un administrateur va être nommé.

« Une lourde perte exceptionnelle »

La production de l’usine des célèbres verres Duralex a, en effet, été mise à mal durant le confinement (avec, notamment, la fermeture des cantines et des restaurants, après la dégradation du marché chinois). « Notre chiffre d’affaires a chuté de 60% », confie-t-il.

Et cette période fait suite à « l’incident industriel » qu’a subi Duralex lors de la rénovation de son four, en 2017. L’un des éléments, le racleur, n’avait pas été conçu comme il fallait, entraînant une chute de production : là où le four aurait pu fondre 160 tonnes de verre par jour, il était limité à 20 tonnes. Duralex est en procédure avec son sous-traitant, « mais nous n’avons pas encore touché le moindre euro ».

S’en est suivi un an de réparation, « une lourde perte exceptionnelle ». Et des problèmes de trésorerie, qui ont engendré de nouvelles conditions commerciales des fournisseurs. S’il ne tient pas à dévoiler le chiffre d’affaires (« qui n’est pas revenu à son niveau de 2016 »), le directeur estime que le « taux de service » de l’entreprise (la réponse aux commandes) est inférieure à 70 % quand elle devrait être de 95 %.

Du mieux à la fin de l’année !

Frédéric Morin Payé reste toutefois optimiste, à moins que la pandémie ne vienne de nouveau freiner l’activité. « Nous avons encore du rattrapage à faire sur le verre coloré. Cela devrait revenir d’ici la fin de l’année. »

Quant au projet de vente, il reste d’actualité : « L’idée est de se donner du temps, de continuer à chercher un repreneur ou de négocier avec les candidats. Dans le but de pérenniser l’activité de cette marque très connue. Nous avions, encore hier, une équipe de télévision chez nous. »

L’activité de Duralex se poursuivra dans le cadre d’une période dite d’observation qui durera plusieurs mois. Les dettes de la société au jour de l’ouverture de la procédure sont gelées, et à l’issue du recensement de l’ensemble des créances par les mandataires judiciaires, l’entreprise sera en mesure de proposer un plan de redressement par continuation.

Réaction de François BONNEAU, Président de la Région Centre-Val de Loire.
Orléans, le 25 septembre 2020
Le placement en redressement judiciaire de l’entreprise DURALEX, fleuron de l’industrie française, qui vient d’être décidé, constitue un véritable coup de tonnerre pour tous les habitants de l’Orléanais. Cette entreprise est fortement présente dans la mémoire de chacun d’entre-nous et l’énergie de ses salariés en fait une entreprise remarquée, innovante et particulièrement conquérante à l’exportation.

Le potentiel humain et industriel qu’elle représente doit être défendu avec la plus grande énergie !
J’assure les 248 salariés de DURALEX de ma totale détermination à tout faire pour qu’une offre de reprise garantissant les emplois soit formulée et mise en œuvre dans le délai le plus bref.

Le maintien des savoir-faire sur notre territoire et le maintien des salariés dans l’emploi sont les conditions indispensables pour que cette entreprise soit, demain, actrice de la relance économique et sociale.

Je demande sans délai à Mme Pannier-Runacher, Ministre déléguée à l’Industrie, et à Monsieur Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie, de tout mettre en œuvre pour qu’une solution rapide et sûre soit trouvée, solution qui assurera une issue positive pour l’entreprise et pour ses salariés.

François Bonneau, Président du Conseil Régional.

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