NPA Loiret

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L’Education Nationale ne veut plus d’élèves porteurs de handicap. Les écoles de Saint-Jean-de-la-Ruelle concernées

Un père et une mère, originaires de Saint-Jean-de-la-Ruelle, dénoncent la « radiation » de leur fils handicapé de l’école qui l’accueillait jusqu’alors, d’autres parents les changements « incompréhensibles » d’accompagnants au chevet de leurs enfants en classe.

Dans une vidéo postée sur les réseaux par l’association Nour Loiret
(de protection et défense des enfants handicapés), un père et une mère témoignent de leur désarroi à visages floutés : « Notre enfant a 6 ans, est porteur d’un handicap, et va à l’école Paul-Bert de Saint-Jean-de-la-Ruelle.

On vient d’être informé que, ça y est, l’Éducation nationale a décidé de le radier », au prétexte « qu’il y serait en souffrance. » « Moi, assure la maman, quand je l’apprête pour aller à l’école le matin, je vois qu’il est content, il chante même le long du chemin. »

Les époux poursuivent : « L’inspecteur de circonscription n’a su nous donner aucun fondement clair. L’Éducation nationale ne peut pas nous abandonner comme ça, sachant qu’on ne demandait déjà pas grand-chose, on n’avait qu’une heure quinze d’école par jour avec l’accompagnant d’enfants en situation de handicap (AESH) ». Pourquoi retire-t-on à leur fils le droit à une instruction dans un environnement scolaire classique ? C’est la question que posent ces parents. L’Académie s’en explique (lire ci-dessous) : son comportement serait devenu « dangereux pour lui et les autres ».

Un changement brutal d’AESH

À l’origine de la vidéo, donc, la présidente de Nour Loiret. Hafida Boulahfa est aussi la maman de Zeyneb, 5 ans, qui va, elle, à l’école Aragon de Saint-Jean-de-la-Ruelle. Hafida se dit, elle aussi, dans l’incompréhension. Elle ne serait pas la seule parent d’un(e) élève handicapé(e) de la ville dans ce cas.

« Je l’ai appris de la directrice d’école : ma fille, atteinte de trisomie 21,
change d’AESH. » Autrement dit, en classe, Zeyneb aura une nouvelle accompagnatrice. 
« Cela fait deux ans qu’elle est scolarisée et tout se passait très bien avec la première. Pourquoi en changer brusquement ? Surtout que la nouvelle n’est toujours pas là. Zeyneb est seule à l’école depuis des jours. » Précisons que, depuis ces paroles, une remplaçante est finalement arrivée, ce mardi. « Mais l’école n’est pas capable de dire si elle sera encore là la semaine prochaine. » 

Hafida poursuit : « Il va falloir tout recommencer à zéro avec ma fille.
Les enfants en situation de handicap ont beaucoup de mal avec le changement.
 Renouer le lien de confiance avec la nouvelle AESH prendra énormément de temps. Et du temps, nous, parents, on n’en a pas… »

« Cela marchait trop bien, il fallait tout casser ! »

Si Hafida dit « nous », c’est parce que, assure-t-elle, au moins trois autres familles stéoruellanes se retrouvent dans la même situation, après qu’il a été décidé, « de façon tout à fait incompréhensible », de permuter deux AESH œuvrant dans les classes de la commune au chevet de leurs quatre enfants. Celle de Zeyneb rejoindrait, selon sa mère, l’école du quartier des Chaises, quand l’AESH des Chaises arriverait dans la sienne. Là encore, l’académie s’en explique (ci-dessous). « Cela marchait trop bien, il fallait tout casser, jouer au jeu des chaises musicales », dénonce la mère au foyer.

Hafida précise n’avoir « rien à reprocher à l’école, qui a toujours été bienveillante avec ma fille, et continue de l’accueillir. » Elle dit maintenant vouloir entamer une procédure judiciaire contre l’inspection académique, pour que soit respecté le droit de sa fille à bénéficier d’un accompagnement solide.

Ce que raconte l’Education nationale. 

Le directeur des services académiques du Loiret l’assure : l’élève de CP à Paul-Bert n’a pas fait l’objet d’une radiation, « mais d’une suspension temporaire de la scolarisation, avec maintien à distance du lien pédagogique ». Elle a été décrétée, après qu’il a été constaté que son comportement constituait désormais un danger pour lui-même et les autres. Philippe Ballé ajoute : « Un rendez-vous a été donné à la famille, pour qu’une solution soit trouvée, elle n’est pas venue. Il y a une forme de blocage entre sa position et ce que constatent les personnels de l’école qui m’en ont avisé. Jamais on ne dirait à un élève qu’on ne veut plus l’accueillir. L’objectif est de réfléchir ensemble, avec ses parents, à un parcours adapté, pourquoi pas, dans un établissement spécialisé, ce qu’ils ont toujours refusé. » 

À propos des changements d’AESH à Saint-Jean- de-la-Ruelle

L’académie assure tout faire pour ne pas venir perturber les accompagnements d’enfants handicapés. « Mais avec près de 25 nouveaux élèves accompagnés dans le Loiret (1.000 le sont déjà) par mois et la problématique du Covid qui peut affecter des AESH, on est régulièrement amené à faire des réajustements, pour ainsi pouvoir continuer à assurer l’accompagnement du plus grand nombre d’élèves en classe. Les familles ne le comprennent pas toujours. »

Une politique concertée et voulue par l’Education Nationale.

Contrairement au baratin de sa Majesté Macron l’Ecole n’est pas une préoccupation majeure du ministre Blanquer ! Surtout s’il faut y mettre un pognon de dingue en particulier dans des écoles limite REP dans des banlieues « ouvrières ». Et oui c’est comme ça que le pouvoir crée de toute pièce le « séparatisme » !

Ci-dessous un tract de la FSU nationale qui dénonce les manœuvres en cour !

A partir de l’article de David Creff La République du Centre

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