NPA Loiret

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ORLEANS ALERTE L’HÔPITAL EST SATURE « On est un peu au bout du bout » : constat alarmiste du directeur de l’hôpital d’Orléans, où la réanimation est saturée

Les services de réanimation (et les urgences) sont saturés et de nouveaux lits vont être armés ces prochains jours pour faire face à l’afflux de malades qui s’intensifie. © gaujard christelle République du Centre

VOILA OU EN EST L’HÔPITAL PUBLIC ! Après des années de casse, la mise en place des mesures financières pour les hospitalisations, le numerus clausus qui contrôle strictement le nombre de médecins admis à exercer, les fermetures d’hôpitaux, de services, de lits non rentables, le non- paiement des personnels, etc, etc, etc. La liste est interminable des mesures prises par les pouvoirs successifs pour casser le secteur public de santé et les suggestions de la Députée Ris ( https://npa45.org/2021/03/24/la-sante-et-stephanie-ou-lart-de-la-dentelle-sans-fil/ ) ne vont rien améliorer !

Les pouvoirs successifs obéissent aux exigences de l’Organisation Mondiale du Commerce qui considère que la Santé EST UNE MARCHANDISE !

NPA Loiret 24-03-2021

La situation s’aggrave depuis quelques jours à l’hôpital. Les lits de réa sont tous occupés, les personnels épuisés. Et pourtant, la vague est, selon lui en phase ascendante. Le déclenchement du Plan blanc est envisagé.

« On est vraiment sous tension, là. » La voix est grave et fatiguée. Olivier Boyer, directeur général du centre hospitalier d’Orléans, passe de visio en cellules de crise. L’hôpital va mal. La situation se dégrade depuis quelques jours. Voici les cinq points à retenir.

RÉANIMATION

Ce mardi 23 mars, 76 malades du Covid y étaient soignés, dont 35 en réanimation médicale, qui affiche complet. « On va ouvrir trois lits », indique-t-il.

Même sombre tableau en réanimation chirurgicale, également saturée :  

« On va là aussi ouvrir des lits pour accueillir des patients non Covid qui en ont besoin. On en a transféré un tout à l’heure (mardi, dans la journée, ndlr) au Cham d’Amilly, ce qui est inhabituel. »

Et qui montre surtout la gravité du moment.

Des ouvertures de lits sont aussi prévues en médecine : c’est là que sont accueillis les patients placés sous oxygène.

PERSONNELS

Problème : pour armer ces lits, il faut du personnel. En nombre. Or, beaucoup sont arrêtés : pour des congés maternité, à cause du Covid, pour des maux de dos, de la fatigue…

On est vraiment à la peine. On est un peu au bout du bout. Le personnel n’en peut plus. C’est une intensité énorme et un travail très lourd pour les soignants, notamment de retourner les patients (les plus sévères sont allongés sur le ventre, ndlr). Ça fatigue le corps et la tête », compatit Olivier Boyer. 

DÉPROGRAMMATION

Alors, pour dégager les forces vives nécessaires, l’hôpital a commencé à déprogrammer, « à hauteur de 20% » pour le moment. Un patient a été transféré à Blois ce week-end mais « ils nous l’ont renvoyé » faute de place. « On va continuer encore en fin de semaine », prévient-il.

Cette solution, pourtant, ne l’enchante guère :

« C’est embêtant car les patients qui devaient être pris en charge en ont besoin. Cela peut entraîner une perte de chance. Mais on doit choisir afin de sauver des patients. Il faut hiérarchiser entre deux maux. »

Les cliniques, notamment Oréliance, déprogramment afin de venir prêter main-forte. Que ce soit des médecins ou des paramédicaux.

On a besoin de renforts, insiste-t-il. Surtout de personnels spécialisés et de paramédicaux pouvant prendre en charge les malades du Covid. Les volontaires peuvent contacter la DRH ou la direction des soins de l’hôpital

Les derniers chiffres de l’épidémie de Covid-19 en Centre-Val de Loire

PLAN BLANC

Et si ça ne devait encore pas suffire, le Plan blanc serait déclenché. « C’est une phase exceptionnelle, en théorie, qui sert à faire face à un afflux de patients. En cas d’accident de la route, d’attentat… On cesse des activités, on rappelle du personnel. Mais ce doit être ponctuel », rappelle Olivier Boyer.

Qui se montre inquiet :

« On craint une augmentation puisqu’on est en phase montante de la seconde vague. Comment on va faire si 40 patients arrivent ? »

VACCINS

Hélas, la vaccination ne risque pas de s’amplifier dans l’immédiat, afin de les soulager un peu :

On a très peu de doses et pas de visibilité sur les livraisons. On est très embêtés. On décale et on annule des créneaux. C’est compliqué…

S’il trouve « très bien » la mise en place d’un vaccinodrome, il rappelle que « cela passe d’abord par la reconstitution des stocks. Pour vacciner 1.000 patients par jour, il faut 180 flacons (de 6 doses, ndlr) ».

Le centre hospitalier régional d’Orléans a besoin de renforts. Les volontaires peuvent contacter la DRH ou la direction des soins de l’hôpital via cette
adresse : direction.personnel@chr-orleans.fr.

Marie Guibal La République du Centre

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