NPA Loiret

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L’association pour adultes et jeunes handicapés du Loiret (Apajh) sort enfin de la crise

Au terme de neuf jours de grève, la direction et les salariés ont trouvé un accord de sortie de crise. Les heures de grève ne seront finalement pas rémunérées. 

Il aura fallu neuf jours pour sortir de la crise. Depuis le mardi 8 juin, les salariés de l’association pour adultes et jeunes handicapés du Loiret (Apajh) étaient en grève pour protester contre leurs « conditions de travail », au centre spécialisé Léonard-de-Vinci de Saran. Ils réclamaient notamment « la garantie de leur sécurité »« plus de moyens » et « la mise en place des contrats de séjour », qui formalisent la prise en charge des personnes au sein d’une structure adaptée.

De longues discussions autour des heures de grève

Des revendications entendues, dès le vendredi 11 juin, mais c’est autour des heures de grève que les discussions entre la direction et les salariés ont duré. En effet, les grévistes exigeaient la rémunération des heures de grève avant de se heurter à un refus catégorique de la direction de l’association. Finalement, ce mercredi 16 juin, il a été décidé que les retraits sur salaires liés à la grève seraient « lissés » jusqu’au mois de décembre. Dès 14 heures, les salariés ont repris leur travail. 

Un directeur asocial qui punit les grévistes !

« Nous ne voulons pas que nos salariés se retrouvent dans des situations précaires. Le dégrèvement va être lissé dans la limite de huit heures par mois jusqu’à la fin de l’année ».

TANGUY DELOBELLE (directeur général de l’Apajh du Loiret)

Du côté des salariés, la sortie de crise a été bien perçue.

« L’accord de fin de grève est acceptable pour les deux parties. Nos revendications ont été entendues, mais il faudra continuer de travailler en collaboration avec la direction« , souligne Valérie David, déléguée syndicale CGT de l’Apajh 45. L’accord comprend notamment « un protocole de prévention  » contre les violences sur les salariés,  » le respect des contrats de séjour  » mais aussi une charte sur « l’utilisation de la vidéosurveillance » au sein des structures de l’association.  Au total, une cinquantaine de salariés ont pris part à ce mouvement de grève qui aura duré plus d’une semaine avant le retour au calme.  

Nicolas Bontron La République du Centre

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Cette entrée a été publiée le 22 juin 2021 par dans CONDITIONS DE TRAVAIL, LUTTES SOCIALES, ORLEANS AGGLOMERATION.