NPA Loiret

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REGION CENTRE VAL DE LOIRE : Les salariéEs des Transports Rémi, plus de deux mois de lutte ; le patronat et la région ne cèdent pas : les salariéEs continuent ! 

Un conflit social, avec pour origine les négociations salariales, est à l’origine des dysfonctionnements pour les lignes régulières et scolaires : Cent lignes régulières, deux cents circuits scolaires et plus de 300 conducteurs/trices.

Lundi 24 janvier l’appel à la grève concernera essentiellement le Loiret et l’Eure et Loir ! 

Et de fait, de nombreuses perturbations dans le Loiret sont annoncées !

Les salariées protestent à la fois contre leurs conditions de travail et leurs salaires, au sein des compagnies Transdev et des Cars Dunois-RATPDev. Deux sociétés mandatées par la Région pour assurer le Réseau de mobilité interurbaine, Rémi (lignes interurbaines, transports scolaires, transports à la demande), en Centre-Val de Loire.

« Nous demandons une prise en compte de l’humain, et notamment une meilleure planification. À ce jour, nous ne savons pas ce que nous allons faire le lendemain. Alors que dans les transports Tao, ils ont leur planning six mois à l’avance. Et comme nous avons des amplitudes horaires énormes, ça veut dire que nous ne pouvons pas gérer notre vie personnelle. » VALÉRIE MARGUERON
(Déléguée syndicale de la CGT aux Cars Dunois-RATPDev.)

Autre revendication : « Que nos coupures soient payées : si nous restons quatre heures sur un site, sans possibilité de rentrer chez nous, nous ne sommes pas payés, ou seulement à 25 ou 50 % des heures, selon le site », protestent les élus syndicaux.

« Et ce, sans avoir aucune commodité sanitaire sur plusieurs de ces sites, et par tous les temps », précise Elhadji Simakho, délégué de la CGT à Transdev.

Ça pose un problème de sécurité au travail, de fatigue et de stress. Les services sont enchaînés, parfois sans avoir le temps d’uriner. Ce qui entraîne des accidents de travail ou des arrêts maladie, des absences, des temps de parcours coupés, et forcément des retards. Et le mécontentement de la clientèle, ce sont les chauffeurs qui le ramassent !

S’ajoutent à ces doléances des revendications salariales : « Avec sept ans d’ancienneté, je suis à 42 ou 43 centimes au-dessus du Smic horaire« , décrit Valérie Margueron.

Seul point de satisfaction :

« Grâce à notre mouvement de lutte depuis deux mois, nous avons enfin reçu le complément de salaire qui nous était dû ! »

La Région avait indemnisé les entreprises de transports afin qu’elles financent les compensations de salaires liées à l’activité partielle du premier confinement : les salariés se plaignaient de n’avoir vu nulle trace de cette indemnité. « Chez nous, 76 chauffeurs n’ont pas eu de prime, les autres l’ont reçue », tempère Brahim Khallouf, élu CFDT à Transdev.

Les syndicats assurent que les réunions avec leurs directions n’ont pas permis la négociation de leurs revendications : « Le mouvement continuera jusqu’à ce que des négociations soient ouvertes », promettent-ils. !

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