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Greve à Hutchinson de Châlette-sur-Loing : De vrais salaires pas des « miettes » ! Grèves partout chez HUTCHINSON !

La grève va perdurer au moins jusqu’à vendredi.

Sur le site de Hutchinson, près de Montargis, une centaine de salariés font le piquet de grève depuis mardi 15 février pour réclamer une revalorisation des salaires face à l’inflation des prix et aux 16 milliards de bénéfices du groupe TotalEnergies.

Après les premiers échecs de négociation avec la direction, les syndicats CGT, Unsa, FO et Sud d’Hutchinson protestent depuis mardi 15 février devant leur usine de Châlette-sur-Loing, spécialiste dans la fabrication de pneus. D’autres sites en France sont également en grève.

Les grévistes se battent sur deux points : une revalorisation salariale à hauteur de 80 euros et une prime de 550 euros promise par le groupe TotalEnergies, mais que la direction de Hutchinson (filiale du groupe) a refusée. « Le groupe a accordé 550 euros à tous ses salariés, y compris ses filiales. Mais Hutchinson a dit non, qu’ils n’avaient pas la trésorerie nécessaire. En revanche pour verser les dividendes, ils trouvent bien l’argent« , se désole Mahmut Arslan, secrétaire Unsa. 

« En 2021, TotalEnergies a fait 16 milliards d’euros de bénéfice, les dividendes pour les actionnaires ont explosé. Mais nous, les salariés, on n’a que des miettes. » JOAQUIM FREITAS (syndicaliste CGT)

« On demandait une hausse sur nos salaires de 60 euros. La direction en a proposé 50. On va se battre pour 80 euros désormais », résume Mahmut Arslan.
Les protestataires – entre 130 et 150 sur ces deux jours – tiendront le piquet de grève jusqu’à vendredi.

« Nous sommes prêts à continuer au-delà de ce week-end s’il le faut », annonce Joaquim Freitas qui dénonce une direction « méprisante face à leurs revendications » dans une usine « où les lignes de productions sont délocalisées » vers d’autres pays européens. Hutchinson emploie jusqu’à 1.200 personnes sur ce site.

Hutchinson : à Saint-Brieuc, la grève est levée mais…

Les syndicats souhaitent la tenue d’une troisième réunion.Les syndicats souhaitent la tenue d’une troisième réunion. (Le Télégramme/Marie Pomme)

La grève entamée le 8 février sur le site de Hutchinson à Saint-Brieuc est levée. Pour les syndicats, les comptes n’y sont pourtant pas. Et la CFDT a demandé l’organisation d’une troisième réunion.

« L’enveloppe reste insuffisante et inéquitablement répartie », explique ce vendredi matin la représentante du personnel pour la CFDT, Laëtitia Darcel. 60 € pour les plus bas salaires ne satisfont pas la centrale.

« Cela n’a pas beaucoup de sens de maintenir la grève ce soir, alors qu’une partie du personnel est partie en vacances. Mais nous avons demandé la tenue d’une troisième réunion de négociation », complète Laëtitia Darcel. Faute de réponse, la grève pourrait reprendre dans une dizaine de jours.

Grève au Joint Français à Saint-Brieuc : de trop timides avancées pour les syndicats

Une réunion de négociations sur les salaires avait lieu ce jeudi matin, à Château-Gontier (Mayenne). Elle concernait l’usine du Joint Français (Hutchinson) à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), en grève depuis mercredi.

Des dizaines de salariés se sont rassemblés devant l’usine Hutchinson (Le Joint Français) à Saint-Brieuc, ce 9 février 2022, vers 13 h 30. | OUEST-FRANCEAfficher le diaporama « On se rapproche de ce que l’on espérait pour les tout premiers salaires. Mais dans l’ensemble, on en est loin… » Bruno Heme, délégué CGT au Joint Français (Hutchinon) à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), affichait de la déception en rentrant de Château-Gontier (Mayenne), ce jeudi après-midi. Les salariés de l’usine de la rue Ampère sont en grève depuis mercredi pour réclamer d’importantes augmentations de salaires.« On ne peut pas accepter des salaires au Smic chez Hutchinson », dit le syndicaliste. TotalEnergies (ex-Total), maison-mère d’Hutchinson et du Joint Français, vient d’annoncer 16 milliards de dollars de bénéfice en 2021…

La direction a tout de même fait un geste avec des augmentations de 60 € pour les salaires allant jusqu’à 1 650 € (3,7 %), puis des augmentations par pallier. Plus les salaires sont hauts, moins hautes sont les augmentations. « C’est une usine à gaz », gronde Bruno Heme.

Pas de prime pour les salariés

La direction d’Hutchinson a, par contre, dit non à la prime de 550 € versée à l’ensemble des filiales de Total en 2021. La société est la seule du groupe qui a refusé à ses salariés d’en bénéficier. « Ils considèrent qu’ils ne peuvent pas en raison des difficultés des filières automobile et aéronautique », qui représentent plus de 70 % de l’activité de l’usine de Saint-Brieuc. « Le PDG de Total nous a indiqué, lors du comité européen, que la maison-mère pouvait prendre en charge intégralement cette prime. Il suffit qu’Hutchinson lui demande », ne comprend pas le délégué syndical.

Les mesures proposées par la direction ont été affichées au sein de l’usine du Joint Français, à Saint-Brieuc, jeudi après-midi. Les salariés devaient se réunir sur un nouveau piquet de grève, jeudi soir, pour en discuter et déterminer les suites à donner au mouvement. « Pour nous, il est exclu que ça s’arrête là », dit le représentant de la CGT. Une réunion syndicale nationale est prévue ce vendredi. « Vingt usines du groupe en grève générale, c’est historique », se réjouissait la CGT mercredi. Les salariés briochins ont eu « la bonne surprise » de voir François Ruffin venir sur leur piquet de grève, ce jeudi midi.

Les salariés de l’usine Hutchinson de Sougé-le-Ganelon dans la Sarthe sont en grève pour peser sur les négociations annuelles obligatoires au moment où le groupe Total leur actionnaire annonce un bénéfice net de 14 milliards d’euros.

« Sommes-nous les salariés pauvres de TotalEnergie ? » Les employés des usines Hutchinson, filiale du groupe pétrolier français, posent la question dans le tract intersyndical qu’ils ont distribué à l’entrée de l’usine de Sougé-le-Ganelon, dans le nord du département de la Sarthe, à quelques kilomètres d’Alençon.

La colère les a pris après que la direction générale leur a refusé le versement d’une prime de 550€ pourtant préconisée par le groupe Total. Les négociations annuelles commencent aujourd’hui, « nous réclamons des hausses de salaires qui sont au minimum à la hauteur de l’inflation et une reconnaissance de ce qui c’est passé pendant la crise sanitaire », indique Éric Pescheux, membre de l’intersyndicale CGT/CFDT/FO/UNSA.

La revendication porte sur 100€ par salarié au minimum et le versement de la fameuse prime ! « La prime a été perçue par 60 000 personnes dans le groupe, nous sommes les seuls à avoir reçu un refus alors que le groupe fait des bénéfices ».

50 à 80% des personnels, selon les équipes, ont débrayé ce jeudi, signe de la mobilisation des salariés. Eric Pescheux travaille ici depuis 22 ans, c’est la première fois qu’il constate une telle mobilisation. Une réunion doit se tenir dans l’après-midi avec la direction.

À Sougé-le-Ganelon, Hutchinson emploie 460 personnes en CDI et 60 à 100 intérimaires. D’après les délégués syndicaux, environ 70 % des salariés de l’usine Hutchinson de Sougé-le-Ganelon, en Sarthe, sont en grève ce jeudi 10 février 2022. Une mobilisation historique pour réclamer une prime et une hausse des salaires.

Au Gué-Ory, plus de 300 employés de l’usine Hutchinson se sont mis en grève, la première de cette ampleur depuis 70 ans. Ils ont occupé l’entrée de l’usine pendant que délégués nationaux et Direction générale tenaient à Orléans leur troisième réunion de négociation. | OUEST-FRANCEAfficher le diaporama Environ 70 % des salariés de l’usine Hutchinson de Sougé-le-Ganelon (Sarthe), soit plus de 300 personnes selon les délégués syndicaux CGT, FO, CFDT et Unsa, se sont mis en débrayage du 9 au 10 février. Il s’agit de la première grève d’une telle ampleur depuis 70 ans. D’une durée de 24 heures, elle a commencé mercredi, à 22 h.

Dix-sept sites sont touchés par le mouvement de grève, Hutchinson, Paulstra ou Le Joint Français, toutes sociétés filiales de TotalEnergies.

À Vierzon, les salariés de Paulstra-Hutchinson ont fait grève pendant 24 heures

Grève à l’usine Paulstra de Vierzon, rue Henri-Barbusse. © BENOIT MORIN

Le site Paulstra-Hutchinson de Vierzon a fait l’objet d’une grève de 24 heures, entre mardi et mercredi, en même temps que vingt autres sites du groupe Hutchinson. Objectif : faire pression sur la direction à l’occasion des négociations annuelles obligatoires.

Le mouvement social, à l’intiative de la CGT, avait commencé, mardi 8 février, à 20 heures et s’est terminé mercredi 9 février, à 20 heures. Selon le syndicat, il concernait 90 % des salariés de la production et 10 % des services supports. Un piquet de grève était installé devant l’usine, ce mercredi, de 8 à 18 heures. « Toutes les heures, nous effectuons un filtrage des camions qui viennent alimenter le site et venir chercher des pièces », expliquent les salariés grévistes.

5 % d’augmentation demandée

L’objectif de ce mouvement de grève était de faire pression sur la direction à l’occasion des négociations annuelles obligatoires, qui auront lieu vendredi 11 février pour Paulstra. « Ils nous ont annoncé 2 % d’augmentation, ce qui ne nous était pas arrivé depuis longtemps, souligne le délégué syndical CGT. Mais quand on voit l’inflation à 2,8 % en décembre 2,9 % en janvier…  » Alors les salariés, eux, veulent 5 % d’augmentation.

Par ailleurs, les grévistes CGT indiquent que les salariés de Vierzon n’ont pas touché la prime TotalEnergies de 550 euros à laquelle ils auraient pu prétendre, fin novembre.

Sollicité par notre rédaction, Jonathan Goszka, le responsable du site de Vierzon, n’a pas souhaité réagir.

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