NPA Loiret

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Seine-Saint-Denis : Violences urbaines à Sevran et à Aulnay-sous-Bois à la suite de la mort d’un homme tué par la police !

À Sevran, la police a encore tué !

ommuniqué du NPA

À Sevran, le 26 mars 2022 autour de 12h30, un père de famille a été abattu par les forces de police qui devaient l’appréhender. L’homme est présenté comme « connu des services de police » et interpellé « après le vol d’une camionnette », mais les faits se révèlent bien différents d’après les témoignages des habitantEs des environs : la victime aurait décidé de ne pas remettre à son employeur la camionnette de livraison avec laquelle il travaillait chaque jour, en raison du non-versement de son salaire. Ce n’était donc pas un vol, mais l’action de résistance d’un travailleur dans le cadre d’un conflit du travail.

Si l’enquête est toujours en cours et que les informations diffusées demeurent insuffisantes à ce jour, l’état de nos connaissances nous amène à conclure que le geste de la police a été de protéger la propriété d’un employeur inique, au prix de la vie d’un travailleur. L’homme a été abattu à un feu rouge, et il est dès plus que douteux que la « légitime défense », fréquemment invoquée par les forces de police pour couvrir leurs abus, puisse être une justification crédible.

Nous dénonçons la précipitation des partis d’extrême droite et de droite extrême qui se sont immédiatement faits les défenseurs du policier qui a tué. La loi du 28 février 2017, votée pour renforcer les dispositifs légaux d’usage  des armes à feu par les forces de police, a manifestement trouvé son utilité : permettre aux forces de police d’abattre dans les quartiers populaires quiconque n’obtempère pas immédiatement. C’est un véritable permis de tuer qui a été légalisé et qui endeuille aujourd’hui la ville de Sevran.

Nous tenons à exprimer notre soutien aux proches de la victime, et au quartier des Beaudottes placé sous haute surveillance de la BAC.

Le NPA apporte son soutien à toutes les victimes des violences policières et aux habitantEs des quartiers populaires qui se révoltent contre la police, bras armé d’un État autoritaire.

Nous réclamons :

– la dissolution de la BAC

– le désarmement des forces de police au contact des populations

– la mise à pied du policier qui a tué

VIOLENCES La mort l’un homme touché par le tir d’un policier a donné lieu à des échauffourées

Des policiers devant la cité Beaudottes, à Sevran, le 12 avril 2013 (image d’illustration). — FRED DUFOUR / AFP

  • Des violences urbaines ont éclaté ce week-end à Sevran et à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) après la mort d’un homme, touché par le tir d’un policier.
  • Bus incendié, jets de projectiles, barricades… Les violences urbaines, qui ont débuté dans la nuit de samedi à dimanche, se sont poursuivies la nuit suivante. Au total, une quinzaine de personnes ont été interpellées.
  • La victime, un habitant de Sevran âgé de 32 ans et père de famille, a été touchée par le tir d’un policier qui tentait de l’interpeller lors d’un contrôle routier, samedi midi.

Tirs de mortiers d’artifice, bus incendié, jets de projectiles, barricades… Parties de Sevran, des violences urbaines, qui ont débuté samedi après la mort d’un homme touché par le tir d’un policier, se sont étendues à la commune voisine d’Aulnay-sous-bois, dimanche soir.

La situation s’est embrasée dans ces deux communes de la Seine-Saint-Denis après la mort d’un homme de 32 ans, père de famille, touché par le tir d’un policier qui tentait de l’interpeller lors d’un contrôle routier.

Des « circonstances qui restent à déterminer »

Samedi midi, un équipage de la brigade anticriminalité d’Aulnay-sous-Bois repère une fourgonnette, signalée comme volée, arrêtée à un feu rouge, rue Suzanne Lenglen. L’un des policiers se présente à la fenêtre du conducteur et « dans des circonstances qui restent à déterminer précisément, a fait usage de son arme – un seul coup de feu – au moment où la camionnette redémarrait brusquement », a expliqué Eric Mathais, le procureur de la République de Bobigny, dans un communiqué publié dimanche.

La camionnette finit sa course « plusieurs centaines de mètres plus loin » en percutant des véhicules stationnés dans une allée des Beaudottes à Sevran, a ajouté le parquet. « Grièvement blessé par balle », le conducteur, dont le pronostic vital était engagé, a été immédiatement pris en charge par les secours, mais il a succombé à ses blessures « quelques heures plus tard à l’hôpital ».

Un bus volé et incendié

Il n’aura fallu que quelques heures, après le drame, pour que la situation s’envenime. Dès le début de la soirée, samedi, des feux de poubelles ont été allumés et les forces de l’ordre, déployées pour sécuriser les lieux, ont été visés par des jets de projectiles, de pierres et des tirs de mortiers d’artifice, a confirmé une source policière. Au total, « dix personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, entre l’après-midi et la nuit, pour des faits de violences urbaines » dans la nuit de samedi à dimanche, a précisé le parquet de Bobigny.

Après une journée de calme, les violences ont repris de plus belle la nuit suivante, notamment dans le quartier des Beaudottes, à Sevran, où des policiers ont essuyé de « très nombreux tirs de mortiers », a complété la source policière jointe par 20 Minutes, faisant état de plusieurs « voitures incendiées » et de « cocktails molotov jetés sur les véhicules de police », comme le montrent les images filmées par le journaliste free-lance Clément Lanot.

Peu avant minuit, dans la cité voisine des 3.000, à Aulnay-sous-Bois, un bus de transport public a été stoppé dans son trajet par une barricade dressée sur la route. Le conducteur a demandé aux passagers de descendre du véhicule. Une « trentaine d’individus cagoulés et armés de barres de fer » ont alors demandé au chauffeur de descendre du bus avant de le voler et de l’incendier, indique la source policière. De nombreuses unités de forces de l’ordre ont été appelées en renfort, dont les policiers de la CRS 7 et la CRS 8, ainsi que la brigade cynophile.

Selon le parquet de Bobigny, sur la nuit de dimanche à lundi, six personnes ont été interpellées « pour participation à un groupement en vue de commettre des violences, violences sur personne dépositaire de l’autorité publique ou encore dégradations aggravées ».

Une enquête ouverte par l’IGPN

Selon le parquet, le policier, qui a tiré avec son arme, était en état de choc et a dû être hospitalisé. Les médecins n’ayant pas encore autorisé son audition, l’auteur du tir n’a pas encore pu être entendu. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie de l’enquête pour déterminer les circonstances exactes du tir du policier. Si le calme est revenu, ce lundi, des renforts d’unités d’appui sont prévus « au moins jusqu’à jeudi » en Seine-Saint-Denis, a précisé une source policière à 20 Minutes.

Dans un communiqué publié sur Twitter, samedi, Stéphane Blanchet, le maire de Sevran a assuré que « tout sera fait pour déterminer les circonstances exactes de ce drame », qui a plongé « les habitants de son quartier sous le choc ». Selon l’édile, la victime est un Sevranais âgé de 32 ans et père de famille. « Dans l’attente et pour la sécurité de tous, il est essentiel que nous gardions notre calme », a-t-il ajouté.

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Cette entrée a été publiée le 30 mars 2022 par dans BAVURE POLICIERE, ETAT POLICIER, FRANCE.
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