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Près de 200 salariés de la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly en grève !

Les travailleurs de la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly protestent notamment contre un accord de branche. Celui-ci prévoirait la diminution du nombre d’heures de détachement pour des salariés chargés de l’organisation des activités sociales.

Un mouvement social s’est tenu mardi 6 décembre à la centrale de Dampierre-en-Burly. Selon le syndicat CGT, à l’origine de la mobilisation, près de 200 salariés ont formé un piquet de grève autour de 7 heures, qui a fini par se dissiper autour de 9 h 30. 

Les manifestants protestent contre deux mesures. La première concerne la restauration méridienne. « Aujourd’hui, la direction a décidé de la fermer sous les trois ans qui viennent. Pas complètement car ils ont l’obligation d’en maintenir une, mais au lieu d’être gérée par la Caisse centrale d’activités sociales, ce sera un établissement Sodexo ou autre, qui cherchera la rentabilité. Cela pose aussi question pour le traitement de leurs salariés », indique Jean-Claude Baptiste, retraité de la centrale et secrétaire CGT aux activités sociales.

Les colonies de vacances compromises ?

Surtout, les salariés s’inquiètent de la signature prévue mardi 6 décembre d’un accord de branche concernant les moyens bénévoles mis à disposition par les employeurs pour financer les activités sociales de leurs salariés. « Ils vont enlever entre 30.000 et 40.000 heures de détachement par an« , souligne Jean-Claude Baptiste. Ce dernier précise qu’une disposition similaire avait déjà été signée dans un autre accord de branche, il y a près de trois ans. « En face des directions, il n’y a qu’une organisation syndicale qui se bat : la CGT », soutient-il.

Cette mesure signifierait moins de possibilités de détachement pour les salariés qui s’occupent de l’organisation de ces activités sociales. « Par exemple, évoque le retraité, pour les départs en colonies de vacances, on met en place des personnes pour accueillir les jeunes. Ça demande des heures de détachement pour s’organiser. Cela risque, à terme, d’annuler les colonies, les centres de vacances…« 

« Quand on a moins, on fait avec ce qu’on a »

Des activités sont aussi proposées toute l’année, en lien avec les sections locales de vie, représentées à Dampierre par Corine Roux et Franck Ravin, respectivement correspondante et président. Mais avec moins d’heures à disposition, elles peuvent être compromises. « Il faut des gens pour préparer les arbres de Noël. Le père Noel a besoin de lutins pour gérer cela« , pointe Jean-Claude Baptiste.

La revendication des salariés mobilisés est donc simple : « Revenir sur la situation d’il y a 5-6 ans, lance le secrétaire CGT. Le dernier accord signé nous a mis dans la difficulté. Concrètement, on a travaillé pour que les colonies et centres de vacances continuent de fonctionner, mais on a diminué d’autres choses à côté, comme la qualité des arbres de Noël ou des cadeaux donnés à cette période par exemple. Quand on a moins, on fait avec ce qu’on a. »

Les responsables syndicaux vont faire remonter les pétitions signées auprès de la direction nationale d’EDF. Ils évoquent des mouvements similaires dans d’autres centrales telles que Saint-Laurent-des-Eaux ou Belleville-sur-Loire…

Thomas Derais

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